Category Archives: Actualité gazière

4ème réunion du Comité GNL de l’Union internationale du Gaz (UIG), Oran du 12 au 16 mars 2017

Près d’une centaine d’experts algériens et étrangers, participent à la 4ème réunion du Comité GNL de l’Union internationale du Gaz (UIG), dont les travaux se sont ouverts mardi à Oran.
Ces experts débattront, trois jours durant, de la situation du gaz dans le monde et des opportunités pour la promotion de cette ressources, a précisé à l’APS Badji Khaled, membre du secrétariat générale de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG).
Cette rencontre regroupe près d’une centaine d’experts en la matière dont 32 étrangers représentant les différentes associations affiliées à l’UIG à savoir l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Australie, le Cameroun, la Corée, l’Espagne, la France, l’Indonésie, l’Iran, le Japon, la Thaïlande et la Tunisie.
La rencontre s’inscrit dans le cadre du programme du triennat 2015-2018, de l’UIG, précise-t-on dans un communiqué remis à l’APS. La réunion de ce Comité a regroupé les représentants de 15 pays, ainsi que des représentants de l’AIG.
Les réunions du comité du GNL, dont celle d’Oran, ont pour objectifs de mettre en place une feuille de route pour les délégués des différents pays et organisations gazières pour les trois années à venir.
L’intérêt pour l’Algérie est que l’AIG est présente dans les différents comités.
C’est qui revêt une importance particulière pour la défense des intérêts du pays, notamment pour ce qui concerne la commercialisation du gaz et les conditions contractuelles.
Les travaux de cette rencontre porteront sur les problématiques liées à l’Industrie du GNL, notamment dans ses aspects liés à la liquéfaction, regazéification, au transport, à la commercialisation, a-t-il précisé.
Trois sous-groupes et une ‘‘Task-Force’‘, un groupe de professionnels réunis spécialement pour l’exécution d’une tâche, se pencheront sur le traitement de ces problématiques.
Le premier sous-groupe traitera les aspects liés aux technologies des unités de GNL flottantes (FLNG), le second abordera les aspects relatifs à la compétitivité du GNL dans le marché de l’Energie, et le troisième traitera du développement de la capacité de production des installations GNL et leur flexibilité.
La ‘‘Task-force’‘ se chargera de la préparation du rapport mondial de l’Industrie du GNL qui est annuellement édité, ajoute -t-on de même source.
Des organisations gazières, des experts nationaux et internationaux, ainsi que des instituts spécialisés et des étudiants en hydrocarbures seront présents à cet événement, note-t-on.
L’Association algérienne de l’Industrie du Gaz est une association nationale à caractère scientifique et technique à but non lucratif, agréé par le ministère de l’Intérieure en vertu de la loi relative aux associations.
Fondée par la Sonatrach, Sonelgaz et un groupe de personnes physiques parmi des personnalités du secteur des hydrocarbures en 1993, pour constituer un espace de rencontres de l’ensemble des acteurs directs et indirects de l’Industrie du Gaz en Algérie.
L’Algérie, pays producteur, consommateur et exportateur de gaz, a développé très tôt une importante industrie des gaz (gaz naturel, GNL et GPL) et a participé activement à l’expansion du commerce international du gaz, notamment sous forme liquéfié, rappelle-t-on.

APS

Sonatrach,11èmes Journées Scientifiques et Techniques


11 èmes Journées Scientifiques et Techniques

INNOVATION ET PARTENARIAT,  DANS UN CONTEXTE MONDIAL DE TRANSITION  logo-shlogo-jst11ÉNERGÉTIQUE

Oran, du 19 – 22 Novembre 2017

APPEL A COMMUNICATIONS

SONATRACH organise ses 11èmes Journées Scientifiques et Techniques (JST11), du 19 au 22 Novembre 2017 au Centre de Conventions d’Oran.

Cet espace d’échange, d’envergure internationale, a permis depuis son lancement en 1994, aux Cadres de SONATRACH, aux Spécialistes et Experts des différents domaines et aux Chercheurs universitaires, de partager leur savoir et leur savoir-faire et de débattre des actualités scientifiques et techniques liées aux activités de SONATRACH. L’objectif de ces journées est de permettre :

  •  aux cadres de SONATRACH ainsi qu’à la communauté scientifique, nationale et internationale, de débattre des derniers développements et innovations, face aux défis de la transition énergétique.
  •  aux acteurs nationaux et internationaux du secteur de l’énergie, de présenter leurs technologies et leur savoir-faire.
  •  l’échange des expériences et le débat autour des opportunités de développement et de partenariat dans le secteur de l’énergie.

Les axes thématiques retenus pour les JST11 sont détaillés ci-après. Nous vous invitons à y participer, par vos contributions sur ces thématiques. Les problématiques à traiter, les modalités pratiques de participation et d’autres informations complémentaires sont détaillées sur le site web dédié : jst.sonatrach.dz

Les meilleures communications seront primées par thème, et publiées dans un numéro spécial JST11, à l’occasion du 54ème anniversaire de SONATRACH.

Les dates à retenir sont détaillées ci-après :

  • 31 mai 2017 Date limite de réception des propositions de communications (abstract + texte intégral).
  • 15 juillet 2017 Notification d’acceptation aux auteurs (communications orales et posters).
  • 31 août 2017 Date limite de réception des versions finales des communications retenues.

 Les propositions de communications doivent être transmises, exclusivement, à travers le site web : jst.sonatrach.dz et selon le modèle de soumission JST11, au plus tard le 31 mai 2017.

RENSEIGNEMENTS ET INFORMATIONS

Secrétariat Technique des JST11

Siège de l’Activité LRP de SONATRACH à Oran.

Tél. : +213 (0) 41 422 635 – Fax : +213 (0) 41 421 848

Site Web: jst.sonatrach.dz – Mail: sec.jst11@sonatrach.dz


Axes thématiques JST11 (page 1 / 2)

I. AVANCÉES TECHNOLOGIQUES DANS L’UPSTREAM

  1.  Innovation technique et technologique dans la Modélisation des réservoirs et procédés d’amélioration du taux de récupération de la production (IOR/EOR…).
  2.  Avancées des techniques d’imagerie sismique, de sédimentologie, stratigraphie, géochimie et géo-mécanique.
  3.  Technologie de forage et de complétion : progrès des techniques de forage, cimentation et intégrité des puits, intervention sur puits, stimulation, …
  4.  Meilleures pratiques dans l’exploitation des installations de surface et le monitoring de la performance des puits.

II. AVANCÉES TECHNOLOGIQUES DANS LE DOWNSTREAM

  1.  Apport des nouvelles technologies pour l’amélioration de l’efficacité des unités GNL.
  2.  Procédés de raffinage et configuration des raffineries.
  3.  Nouvelles technologies dans la chaine du GNL.
  4.  Nouvelles technologies dans la pétrochimie.
  5.  Perspectives des capacités & marges de raffinage et demande en produits pétroliers.

III. STRATEGIE D’ENTREPRISE ET EVOLUTION DES MARCHES ENERGETIQUES

  1.  Les stratégies des sociétés Oil & Gas dans un contexte de transition (Alliances, partenariat, choix d’investissement, parts de marché,…).
  2.  Perspectives des marchés énergétiques, stabilité des prix et investissements.
  3.  Perspectives de l’évolution de l’industrie pétrolière et gazière face à la transition énergétique : stratégie et organisation.
  4. . Evolution des marchés de l’énergie et des technologies, vers quelle transition ?

IV. CHANGEMENT CLIMATIQUE, ENERGIES RENOUVELABLES ET EFFICACITE ENERGETIQUE

  1.  Changement climatique : Comprendre, réagir et anticiper.
  2.  Energies Renouvelables : Quels outils et quel Management ?
  3.  Efficacité énergétique : Gisement d’économies et solutions innovantes.
  4.  Gestion des déchets, des produits chimiques et des rejets atmosphériques : Solutions nouvelles et innovantes.

V. RESSOURCES NON-CONVENTIONNELLES

  1.  Perspectives et challenges dans l’exploration et le développement des ressources non-conventionnelles
  2.  Technologies novatrices pour l’amélioration des performances des opérations de fracturation.
  3.  Meilleures pratiques relatives à la chaîne logistique des opérations de développement et d’exploitation des ressources non-conventionnelles.
  4.  Optimisation des campagnes de forage : implantations, appareils de forage, nouvelles technologies…

VI. DÉVELOPPEMENT DE LA RESSOURCE HUMAINE

  1.  Nouvelles approches de la santé au travail.
  2.  Promotion de l’employabilité en situation d’handicap.
  3.  Nouvelles approches de planification stratégique des RH.
  4.  Préparation de la relève et maintien de la relève préparée.
  5.  Innovation dans les outils de gestion RH et de Formation.
  6.  Transfert intergénérationnel des connaissances et communautés de pratiques.
  7.  Nouvelles organisations du travail.

VII. DIGITALISATION – TRANSFORMATION NUMÉRIQUE DANS LE SECTEUR OIL AND GAS

  1.  Tendances et nouveautés des Infrastructures IT (Cloud, mobilité, convergence, …).
  2.  Sécurité des systèmes d’information et installations industrielles                                                                     (Cybersécurité, Cloud, gestion des risques,….).
  3. Transformation digitale et nouveaux enjeux et défis des applicatifs et solutions (Dématérialisation, Open source, Agilité, …).
  4.  Retour d’expérience, des sociétés Oil & Gas, dans le domaine des systèmes d’information (ERP, Développement interne, digitalisation, IOT, CRM, sécurité,…..).
  5.  Enjeux de la maitrise des données pour l’entreprise Oil & Gas (Analytics, Pilotage, Big data, Intelligence artificielle, KM,…).

Axes thématiques JST11 (page 2 / 2)

VIII. INTÉGRITÉ DES INSTALLATIONS ET DÉFIS TECHNOLOGIQUES

  1.  Installations classées et prévention des risques.
  2.  Innovations dans les techniques d’Inspection des canalisations et des installations de surface.
  3.  Nouvelles Techniques de diagnostic, de réparation et systèmes de protection des installations de surface et des canalisations de transport des hydrocarbures.
  4.  Réalisation des canalisations de transport des hydrocarbures et intégrité.
  5.  Abandon des installations : approches, solutions et réglementations actuelles.

IX. L’ENGINEERING ET LA R&D DANS L’INDUSTRIE ÉNERGÉTIQUE

  1.  Evolution des métiers de l’engineering dans l’industrie énergétique.
  2.  Modélisation et dimensionnement des centrales EnR.
  3.  Innovations technologiques pour l’augmentation de la durée de vie des installations et optimisation du taux de disponibilité.
  4.  Élaboration et mise en œuvre d’un processus d’analyse de la valeur « Value Engineering » sur toutes les phases de cycle de vie des projets.
  5.  R & D dans l’industrie énergétique.

X. INTÉGRATION NATIONALE ET PARTENARIAT LOCAL

  1. Partenariat local et transfert de savoir-faire national (public/privé, intra-Groupe,…).
  2.  Développement de l’industrie locale au service du secteur de l’énergie (retour d’expériences et perspectives).
  3.  Université : source d’innovation pour l’industrie énergétique.
  4.  Place de l’intégration nationale dans le secteur Oil & Gas.
  5.  Responsabilité sociétale des entreprises Oil & Gas dans le développement local (Energie, TIC, réseaux routiers, culture, …).

XI. MANAGEMENT DES RISQUES

  1.  Management des risques professionnels.
  2.  Nouvelles techniques d’investigation des accidents et incidents.
  3.  Nouvelles techniques de gestion des urgences et des crises (ICS).
  4. 4. Gestion moderne des bâtiments et des installations industrielles. 5. Management des risques, comme discipline transverse. transverse.

Téléchargement :

Abdelmadjid Attar, expert et ancien P-DG de Sonatrach : «Notre consommation énergétique est en train de croître de façon déraisonnable»

Lire l’article 

Article El Watan sur la journée technique organisée le 2 juin 2016

Gaz : Pour rester concurrentielle, l’Algérie doit entretenir ses pipes offshores

Article sur El Watan  du  03.06.16 |

workshop offshore

L’Association algérienne de l’industrie du gaz a organisé, hier au Sheraton, un workshop sur la maintenance des pipelines offshore pour le transport de gaz.

Un sujet «stratégique», a souligné Abdelmadjid Attar, vice-président de l’association, au regard de l’évolution du marché de l’énergie d’ici à 2030. «L’Algérie est et restera, malgré la concurrence, le plus important exportateur de gaz dans le Bassin méditerranéen  et surtout le plus fiable.» A Alger, fin mai, pour le Forum Algérie-UE sur l’énergie, le commissaire européen chargé de l’action climatique et de l’énergie, Miguel Arias Canente, avait parlé de «défi à relever pour l’Algérie dans un marché où la demande pour le gaz ne cessera d’augmenter» et de la nécessité pour le pays «d’augmenter sa production».

Il existe pour l’instant trois gazoducs : l’Enrico Mattei qui relie depuis 1982 l’Algérie à l’Italie via la Tunisie, d’une capacité de 33 milliards de mètres cubes par an ; le Pedro Duran Farell, qui relie depuis 1996 l’Algérie à l’Espagne via le Maroc, d’une capacité de 11 milliards de mètres cubes ;  Medgaz, mis en service en 1996 entre l’Algérie à l’Espagne pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement. D’une longueur de 210 km, il dispose d’une capacité de 11milliards de mètres cubes.

«Si le projet de gazoduc Galsi, reliant directement l’Algérie à l’Italie est réalisé – les études ont été finalisées – alors ce réseau pourra prendre en charge l’exportation de 64 milliards de mètres cubes par an», a précisé Abdelmadjid Attar. Reste à rattraper le retard pris en matière de boosting des gisements existants et de développement de nouveaux gisements.

«L’Algérie dispose encore de capacités de production non négligeables et sa production augmentera d’ici à 2018 grâce aux nouveaux gisements en cours de développement dans le sud-ouest du Sahara», a affirmé l’ancien PDG de Sonatrach, en annonçant un plateau de production pouvant dépasser les 16 milliards de mètres cubes supplémentaires. «Ce type de workshop, qui s’adresse à des techniciens, est très important car il traite d’informations qui ne sont pas forcément disponibles, a souligné par ailleurs Kalad Badji, secrétaire général de l’association.

Notre objectif, c’est justement de les mettre à la portée de tous les acteurs concernés.» Dans la salle, des représentants de Mariconsult, Tecma et Next Geosolutions Europe (Italie), Statoil, DNV GL Oil & Gas, DOF Subsea et KTN (Norvège), TD Williamson (Etats-Unis)… mais aussi de l’Agence nationale de contrôle et de régulation des activités dans le domaine des hydrocarbures (ARH), aussi concernée par ces questions de maintenance. «Nous devons, là encore, ajoute Kalad Badji, parfaire notre réglementation sur la maintenance des gazoducs dans les eaux territoriales.»

Mélanie Matarese

 

ALLOCUTION DE BIENVENUE DE Mr. ABDELMADJID ATTAR au WORKSHOP SUR LE TRANSPORT OFFSHORE DE GAZ NATUREL

 Abdelmadjid Attar

 

WORKSHOP SUR LE TRANSPORT OFFSHORE DE GAZ NATUREL

Hotel Sheraton, Alger le 02 Juin 2016
 ALLOCUTION DE BIENVENUE DE Mr. ABDELMADJID ATTAR
(Vice-Président de l’AIG)
Mesdames, Messieurs
Honorables invités
Chers Collègues

 

Permettez d’abord au nom de l’AIG, et en mon nom personnel de vous remercier toutes et tous d’avoir bien voulu participer à notre rencontre d’aujourd’hui consacrée à un thème important à nos yeux, qui est la gestion de l’intégrité des pipes sous-marins.Comme vous le savez tous les gazoducs sous-marins qui relient l’Algérie à l’Europe nous confèrent un avantage concurrentiel certain sur le marché européen.

Assurer l’intégrité technique de ces pipelines revêt donc pour nous un caractère stratégique.

Nous avons déjà organisé une première conférence sur les Pipelines offshores au siège de TRC le 28 juin 2012 avec 07 communications d’experts.

Devant l’intérêt suscité sur ce thème par les ingénieurs et managers des sociétés et organismes concernés,nous avons décidé d’organiser le workshop d’aujourd’hui sur le thème « Integrity Management of Offshore Pipelines ».

Nous avons en effet considéré que les informations spécifiques à cette thématique sur des cas concrets  communiqués par des experts de rang international n’étaient pas disponibles et accessible pour tous. A cet effet, l’AIG qui ambitionne de jouer pleinement son rôle d’outil privilégié de réflexion et de partage des savoirs et savoirs faire, a organisé la rencontres d’aujourd’hui.

Mesdames et messieurs,

Outre Le réseau de transport par canalisations terrestres de près de 20 000 km, dont 10000 km de gazoducs principaux sans compter les canalisations de GRTG, de Sonelgaz, et de Naftal,l’Algérie dispose aujourd’hui d’un réseau considérable de gazoducs sous-marins intercontinentaux qui nécessitent une attention particulière quant à leur intégrité.

Je citerai le gazoduc ENRICO MATTEI« GEM »mis en service en 1982 et reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie sous la mer,traversant le détroit de Sicile de Cap Bon à Mazara del Vallo, et d’une Capacité de 33,15 milliards de m3.

Le gazoduc PEDRO DURAN FARELL « GPDF »Mis en service 1996 reliant l’Algérie à l’Espagne via le Maroc et le détroit de Gibraltard’une Capacité de 11,6 milliards de m3 /an

Le gazoduc MEDGAZdontLa construction d’un gazoduc direct entre l’Algérie et l’Europe a été envisagéeau cours des Années 70. Plusieurs études de viabilité ont été réalisées à cette époque mais aucun navire bateau n’était capable de réaliser la pose de gazoducs dans des eaux aussi profondes.

En  2001 la construction dans des eaux très profondes est devenue techniquement viable.

C’est ainsi que CEPSA et Sonatrach ont constitué MEDGAZ pour concevoir, construire et gérer le futur gazoduc Algérie – Europe via l’Espagne, destiné à améliorer la sécurité de l’approvisionnement et à répondre à la demande européenne de gaz naturel, et offrir à l’Algérie un accès direct au marché européen.  Les actionnaires principaux dans le gazoduc MEDGAZ sont CEPSA et Sonatrach,et les autres actionnaires sont : Iberdrola, Endesa et Gaz deFrance.

Mis en service en1996 et reliant directement l’Algérie à l’Espagne enpartant de Beni Saf, (Ouest de l’Algérie), le MEDGAZ traverse la méditerranée, pour aboutir près d’Almeria sur la côte espagnole. SaLongueur est de210  Km sous la mer à une profondeur d’eau atteignant les 2.160 mètres, un diamètre de 24 pouces et une capacité de 11,6 milliards de m3 /an.

Il y a enfin le projet de gazoduc GALSI, une ligne directe reliant l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne dont les études sont finalisées. Le gazoduc pourra desservir l’Italie, avec une capacité de 8 millions m3/an.

Tout ce réseau de transport que je viens de citer est en mesure de prendre en charge une capacité d’exportation existante de 56 milliards m3/an plus les 8 milliards du Galsi s’il est réalisé. Je n’ai pas évoqué le projet transafricain parcequ’il s’agit d’un projet onshore, mais il pourra lui aussi contribuer un jour à maintenir dans le temps cette capacité de transport offshore.

C’est ce qui permet d’affirmer sans hésitation que l’Algérie est et demeurera le plus important exportateur de gaz dans le bassin méditerranéen, et surtout le plus fiable, grâce à un autre avantage qui est celui du GNL dont les capacités sont aussi importantes.

Il est vrai qu’à travers le monde, le marché du GNL va devenir de plus en plus important et pourrait correspondre à un concurrent du gaz naturel. La compétition sera dure avec les nouveaux producteurs, mais pas en mesure de mettre en danger les capacités de l’Algérie vis-à-vis de l’Europe.

Il est vrai aussi que la production gazière de l’Algérie et ses exportations vers l’Europe ont connu un certain recul au cours des cinq dernières années, mais il faut se poser la question pourquoi ? Et si cela va se poursuivre ?

A notre avis cela est beaucoup plus du :

  • D’une part à une baisse importante de consommation en Europe du fait d’une importante récession économique depuis 2008,
  • D’autre part une augmentation de la demande sur le marché national,
  • Et certainement aussi le retard accumulé en matière de boosting des gisements existant, et dans le développement des nouveaux gisements, notamment dans la partie SW du Sahara.

Mais si on essaie d’analyser les perspectives d’avenir, on constate :

  • Le gaz naturel est en train de devenir la ressource pouvant assurer la transition énergétique en cours un peu partout dans le monde, et il finira par supplanter toutes les autres ressources énergétiques au-delà de 2030.
  • L’Algérie dispose encore de capacités de production non négligeables à partir des gisements existant, et sa production augmentera grâce aux gisements en cours de développement dans la partie Sud-Ouest du Sahara dont il est prévu un plateau de production pouvant dépasser les 16 milliards de M3 supplémentaires à moyen terme.
  • L’Algérie développera certainement à moyen ou long terme ses ressources non conventionnelles qui sont de 22.000 milliards M3 dès que les progrès technologiques et les couts d’exploitation le permettront.
  • L’Algérie s’est aussi engagée dans un programme ambitieux en matière d’énergies renouvelables et d’économie d’énergie, qui est en mesure de permettre la maitrise de ses consommations énergétiques trop élevées en ce moment.
  • La compétition sera certainement dure par rapport aux autres producteurs de GNL surtout, y compris celui du Qatar et peut êtreaussi à partir du bassin levant, mais les avantages du gaz naturel transporté par gazoducs vers l’Europe du Sud demeureront intacts.

C’est pour toutes ces raisons que nous pensons que le réseau de transport de gaz offshore a encore de beaux jours devant lui, à condition bien sûr qu’en amont on puisse le remplir, qu’il soit bien géré et entretenu par ceux qui en ont la responsabilité, et le produit bien placé par ceux qui ont la responsabilité de le commercialiser.

Nous avons convié nos amis de Sonatrach, NAFTAL, de GRTG et de STH qui ont des préoccupations quant à l’inspection et la maintenance de pipes sous-marins ainsi que l’ARH qui est en charge d’asseoir une réglementation en terme de maintenance et de préservation de l’intégrité des pipelines existant sur le territoire national et dans les eaux territoriales algériennes. Nous avons également invité nos amis du Laboratoire d’études Maritimes LEM et de l’École Nationale Supérieure des Sciences de la Mer et de l’Aménagement du Littoral (ENSSMAL Ex ISMAL), pour partager avec nous les connaissances sur ces thèmes, mais aussi les défis qui restent à relever en la matière.

Je tiens particulièrement à remercier les conférenciers qui ont bien voulu nous accompagner bénévolement pour la tenue de cette rencontre. Ainsi que leurs  compagnies :

  • Statoil;
  • DNV GLOil & Gas;
  • Next Geosolutions Europe;
  • DOF Subsea;
  • Tecma;
  • KTN;
  • TD Williamson;

Je tiens à remercier également les personnes qui ont veillé à la bonne préparation de cette journée notamment le Dr OULHADJ de TRC ainsi que M. Taberkokt président de la commission B. Sans oublier M. Bouziane Hocine, M. RIGO Alberto et M. Boudjemaa Amor de Mariconsult,sans qui nous n’aurions pas pu tenir ce workshop.

Merci pour votre aimable attention.

 

 

 

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